Cela ressemble à une vertu. Il s’agissait en fait d’une taxe déguisée.
La bienveillance n’était pas un acte charitable. Il s’agissait d’un mécanisme utilisé par les monarques anglais pour soutirer de l’argent à leurs sujets sans demander la permission du Parlement. Les rois impliqués allaient d’Édouard IV à Jacques Ier. Ils appelaient cela un « cadeau ». Les sujets appelaient cela de l’extorsion. Les prêts forcés existaient auparavant, mais Édouard IV a changé la donne. Il a arrêté de prétendre qu’il rembourserait un jour l’argent.
En 1473, le terme fut utilisé pour la première fois pour décrire ce don extorqué. C’était une étiquette commode pour une réalité inconfortable. Richard III tenta de l’utiliser plus tard. Le Parlement n’a pas apprécié l’innovation. Ils votèrent l’abolition des œuvres de bienfaisance en 1484, les qualifiant d’« inventions nouvelles et illégales ».
La loi n’a pas arrêté Henri VII.
Il a largement utilisé cette pratique. En 1495, il obtint même que le Parlement rende les gens légalement responsables des arriérés s’ils ne payaient pas. C’est une torsion. Promettre un cadeau devient une dette si le Roi l’exige suffisamment. Henri VIII poursuivit cette revendication en 1528 et 1545. Ses successeurs abandonnèrent cependant complètement cette pratique.
Pourquoi est-il revenu ?
James, je l’ai relancé. Il reçut d’importantes sommes en 1614. Les tentatives pour en collecter davantage en 1615, 1620 et 1622 déclenchèrent d’importantes protestations. Le contrecoup l’a finalement tué. La pratique a été définitivement abandonnée.
La bienveillance n’était pas la générosité. Il s’agissait d’une faille royale pour contourner le contrôle parlementaire sur la fiscalité.
Comment la bienveillance a fonctionné dans la pratique
La question centrale était le consentement. Le Parlement contrôlait la fiscalité. Les rois avaient besoin d’argent pour les guerres, les dépenses judiciaires et les caprices personnels. Lorsque les caisses étaient basses, ils ont fait appel à la bienveillance.
Édouard IV a rejeté la prétention du remboursement. C’est la clé. Un prêt implique une transaction future. Une bienveillance était un transfert à sens unique. Le sujet céda ; le roi a gardé.
Richard III s’est heurté à une opposition parce que le Parlement se souvenait de l’abolition de 1484. Ils l’ont appliqué. Henri VII a ignoré l’esprit de la loi tout en parcourant techniquement la lettre. Il a fait des promesses juridiquement contraignantes. Si vous avez dit oui, vous avez payé. Si vous dites non, vous risquez des conséquences juridiques pour arriérés impayés.
Henri VIII réclame des faveurs en 1528 et 1545. Il s’agit d’événements isolés. La lignée Tudor s’est terminée sans autre tentative majeure. Les Stuarts, à commencer par Jacques Ier, l’ont ramené.
Pourquoi a-t-il finalement disparu ?
Les tentatives de Jacques Ier en 1614, 1615, 1620 et 1622 suscitèrent de nombreuses protestations. Le public et le Parlement en avaient assez de cette mascarade. Le terme bienveillance était devenu synonyme d’excès royal.
Cette pratique a finalement été abandonnée après ces protestations. La réaction a été suffisamment forte pour mettre fin à une solution de contournement vieille de plusieurs siècles.
L’héritage d’un impôt illégitime
La bienveillance sert d’étude de cas historique en matière de dépassement des dirigeants. Les rois cherchaient à contourner les contrôles législatifs sur leur pouvoir d’achat. Ils ont utilisé un langage pour masquer la nature de la demande.
Extraction forcée déguisée en « Bienveillance »























